Mars 2020 : Le «Chantenay» remis à l’eau pour être restauré :

Article Presse Océan 14 mars 2020

Le roquio Le Chantenay a été remis à l’eau afin d’être restauré au chantier de l’Esclain à Nantes. Ce roquio, qui appartient à une association, était l’un des derniers de son genre à réaliser des traversées entre Nantes et Rezé.

Pour nous, c’est un événement. On l’attendait depuis longtemps. Ce mardi-là, à Port-Lavigne à Bouguenais, le Chantenay est retourné à l’eau après un an à sec. Gérard Maray, président de l’association des ports de Nantes (APBN), s’affaire avec Yvan, André, Gilbert et d’autres bénévoles autour de ce bateau important dans le passé fluvial de Nantes.

«Toutes les parties immergées de la coque sont abîmées»

Le Chantenay effectuait les traversées de passagers entre le nord et le sud Loire aux XIXe et XXe siècles. Ce roquio a été le dernier à effectuer la liaison entre le quai de la Fosse et Trentemoult, avant les Navibus.

Mais il y a un an, lors d’une sortie en compagnie du Belem, des trous dans la coque l’ont mis à l’arrêt. Les financements ayant été trouvés, la restauration va pouvoir commencer. Mardi, le bateau, avec des trous rebouchés pour la traversée, a filé du chantier de Port-Lavigne, à Bouguenais, à celui de l’Esclain, à Nantes, lieu où il sera réparé.

«Toutes les parties immergées de la coque, de bâbord et de tribord, sont abîmées. L’expert de la Drac(direction régionale des affaires culturelles, NDLR) a convenu avec nous de changer ses tôles. Le chantier va donc consister à restaurer 40 % des tôles de la coque, partie immergée, explique Gérard Maray, président de l’APBN.

Après la traversée d’environ une heure, sans embûche, le Chantenay est arrivé à bon port. Le coût de sa restauration a été évalué à 119 000 €. Outre la subvention de la Drac, l’association a le soutien de la Région, du Département, des villes de Nantes et de Rezé, de la Fondation entreprises du Crédit mutuel. Le changement des tôles endommagées sera suivi d’un bon coup de peinture.

L’histoire :

Le Chantenay, qui pouvait transporter jusqu’à 50 passagers, a fini sa carrière dans les années 70. C’est en 1997 que l’APBN le racheta à l’état d’épave. Une importante restauration avait été menée à l’époque. Après cette nouvelle restauration, le roquio devrait être fin prêt pour participer aux prochains Rendez-vous de l’Erdre.

Mai 2019 : Débord de Loire. Ces monuments historiques qui paradent dans l’estuaire

La vedette des Ponts et Chaussées « Lechalas » aura promené sa haute cheminée jaune, tout le week-end dans le sillage de l’« Hermione » et du « Belem ». | OUEST-FRANCE

Débords de Loire. Parmi les protagonistes de l’événement nautique du week-end, de Nantes à Saint-Nazaire, huit perles du patrimoine flottant. Comme la vénérable vedette des Ponts et Chaussées Lechalas, 107 ans.

Impossible de la manquer, ce dimanche, sur les pontons du bras de la Madeleine, à Nantes. Sa haute cheminée jaune, qui lui donne un air de paquebot miniature, est familière des rendez-vous nautiques de l’estuaire, comme les rendez-vous de l’Erdre.

À la barre de la vedette des Ponts et Chaussées « Lechalas », Gilbert Riand, ex-pilote de bateaux sabliers, seul ancien marin professionnel de l’association. Ici avec le président, Gérard Maray. | OUEST-FRANCE

Construit en 1912 pour inspecter les ouvrages d’art

La vedette des Ponts et Chaussées Lechalas avait donc toute sa place ce week-end, dans le sillage du Belem et de l’Hermione, invités d’honneur de l’événement nautique et festif Débord de Loire qui s’achève aujourd’hui.

Premier bateau fluvial classé monument historique, le navire est aujourd’hui propriété de l’association Bateaux du port de Nantes. « Il doit son nom à l’ingénieur des Ponts et Chaussées Médéric Lechalas, raconte Gérard Maray, le président, incollable sur son histoire. Il a été construit pour naviguer sur la Loire et inspecter les ouvrages d’art, et faire un peu de parades. »

a vedette des Ponts et Chaussées « Lechalas » aura promené sa haute cheminée jaune, tout le week-end dans le sillage de l’« Hermione » et du « Belem ». | OUEST-FRANCE

De Gaulle et Catherine Deneuve

« Ici, se sont assis des présidents de la République comme Auriol, Coty, De Gaulle. Catherine Deneuve, aussi, à l’occasion du tournage de La reine blanche », poursuit-il en désignant les banquettes du splendide salon arrière en teck et acajou, fruit d’une restauration de deux années au chantier Fouchard de Couëron. Elle aura coûté quelque 220 000 € – financés à 85 % par des subventions publiques – et environ 1 000 heures de travail aux bénévoles.

À bord de la vedette des Ponts et Chaussées « Lechalas » à Nantes, des bénévoles de l’association Bateaux du port de Nantes, autour du président, Gérard Maray (debout au centre). | OUEST-FRANCE

Sorties privées pour douze passagers

Car le Lechalas, c’est aussi une histoire de passion, partagée par une trentaine de personnes. Un « équipage » pas peu fier d’offrir une seconde vie à cette rescapée, sauvée in extremis de la démolition par le précédent propriétaire, l’association SOS Lechalas.

À bord de la vedette des Ponts et Chaussées « Lechalas » à Nantes, des bénévoles de l’association Bateaux du port de Nantes, autour du président, Gérard Maray. | O

Leurs seuls moyens financiers, en dehors des aides des collectivités ou de l’état, les recettes des sorties privées, pilotées par les bénévoles, que s’offrent des associations, comités d’entreprise ou partenaires. À titre indicatif, il en coûte 300 € la demi-journée et 600 € la journée, à partager entre douze passagers. Pas si ruineux. « Mais il y a une règle, stipule Gérard Maray. On paye un verre à l’équipage. »

Janvier 2019 :

Article paru dans le « Chasse Marée » n° 301 de janvier 2019

Août 2018 :

Le chantenay et le Lechalas arrivent au quai Ceineray lors des Rendez vous de l’Erdre

OF du 14 août : le Lechalas retrouve son ponton sur l’Erdre après deux ans de restauration

Vu dans le magazine Fluvial 278 :